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Biographie | Biography

Diplômée de l’Institut supérieur des Beaux Arts Saint Luc à Liège en 1987, elle ajoute à ses études de peinture une formation en gravure et lithographie, d’abord avec Marc Laffineur à Liège, et ensuite, à l’Académie du soir de Verviers avec Michel Barzin.

Depuis 2004, Béatrice Graas est membre du groupe Impression
www.cultureplus.be

En 1991, elle reçoit le 1er prix André Toetenel à Bruxelles et en 1994 le 2eme prix Kulturama à Haacht.

Son vocabulaire pictural se rattache à l’enfance, au bonheur de créer, à la liberté, la spontanéité. Elle traduit la pureté de cet univers par des coloris imprégnés de fraîcheur.
Dans ses peintures apparaissent des personnages, des animaux imaginaires ou familiers et toute une série de graffitis, de fragments d’écriture qui relèvent du côté enfantin.

Ces toiles sont enduites de pigments à la colle et marouflées de tissus et papiers pour apporter de la matière. Elle utilise l’acrylique enrichie à la texture de l’huile en bâton.

« Il y a comme un plaisir d'étendre largement la couleur, d'inonder la toile de jaune, de bleu, de vert , d'y introduire des éléments graphiques qui sont souvent bienvenus et accrochent la vie à ces grandes étendues peintes.
Des collages, photos qui surgissent du quotidien dirait-on?
Comme par hasard,"corps étrangers" venus d'on ne sait où, messages non codifiés.
Inattendu, surprenant,ludique voir humoristique.
Délibérément ou volontairement libre, léger, sans contraintes.
Au paradis de l'enfance retrouvée?"
Pierre Deuse 2008

Ses gravures s’articulent autour d’images et de textes. Les contrastes de couleurs et les mots amplifient le message artistique de l’artiste.

Des différentes techniques d’impression, elle aborde surtout la gravure en relief, à savoir la linogravure.

« Béatrice Graas allie à la fois images et mots, convergence d’expressions, pour aborder les thèmes de ses gravures. Eclats colorés, vibrations de lettres, animaux sympathiques s’y retrouvent pour évoquer le monde du cirque ou une jungle sauvage ou domestiquées et font la part belle aux souvenirs de voyages réels ou imaginaires. Toute une ménagerie s’y est invitée pourvu qu’un clin d’œil complice agisse. Chacune de ses linos part ainsi d’une impression ressentie, d’un émerveillement, pour se muer en énigme. Cet indicible prend alors le détour de l’animal pour mieux piéger le fantasme sorti de l’enfance ou cerner la pensée élaborée de l’être devenu adulte. Sous son aspect de premier livre d’école, le propos est souvent critique et nous renvoie avec allégresse et humour à nos préoccupations. Le tout donne une œuvre forte et colorée et comme son auteur, enjouée et tendre tout à la fois ».
Louis Simaÿs – Galerie Culture Plus - 2001